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lundi 28 décembre 2009

Programme 2010


Corpsyphonie vous présente ses meilleurs vœux pour l'année 2010.

Nous espérons qu’elle sera synonyme de bonheur pour vous-même et toutes les personnes présentes dans votre cœur..

Avec toujours autant d'ardeur, nous vous présentons notre ambitieux programme :

Ambitieux site personnel qui présente constamment des chants nouveaux :

Dès janvier, vous pourrez accueillir « L'hiver » de Pierre-Jean de Béranger.

En février, vous aurez l'opportunité de saluer Venise, avec « Venise la rouge » de Charles Gounod sur un texte d'Alfred de Musset..


En mars, serez-vous compatissant avec L'occasion manquée » sur des couplets recueillis par Gérard de Nerval ?

En avril, vous constaterez, peut-être, « Que l'heure est donc brève ! » de Jules Massenet sur les vers d'Armand Silvestre.

En mai, roulez-vous dans l'herbe ! avec « S'il est un charmant gazon », un poème de Victor Hugo pour lequel nous choisirons la musique de Litz.

En juin, agrémentez les longues et douces nuits en chantant « L'hymne à la nuit » de Jean Philippe Rameau, extrait d'Hippolyte et Aricie.

En juillet, selon notre tradition de privilégier les chants patriotiques ou révolutionnaires, « La Carmagnole » viendra s'ajouter à notre collection.

En aout, vous pourrez considérer « Le grenadier » de Panard et Mouret.

En septembre, temps des vendanges, nous avons très envie de vous faire découvrir « Ma vigne » de Pierre Dupont.

En octobre, la grisaille du temps nous à enclin à vous présenter « Le petit homme gris » de Béranger

La musique « savante » n'est pas oublié, nous y travaillons encore, (surprise, surprise !) sans doute nous vous proposerons les variations de Mozart : « Ah! Vous dirai-je maman »..pour commencer..

Ambitieux pour la tenue de son blog (Corpsyphoniog) :

Les anecdotes inédites seront toujours aussi passionnantes et inattendues. Cette année, s'ajoutent aux autres, un sujet, bien informé, concernant l'historique du théâtre de Grenoble et un autre, plein de bon sens, relatif à Grétry, vu par ses contemporains.


Ambitieux pour actualiser les différentes sections du site avec les outils les plus performants et novateurs :

A l'occasion de son troisième anniversaire, le forum devient une nouvelle section dédiée aux petites annonces. Accessible directement, depuis le menu (dans l'entête des pages du site), les petites annonces de Corpsyphonie sont le meilleur endroit pour acheter/vendre/échanger des biens et des services entre les utilisateurs de ce site consacré au chant, aux chanteurs et à l'apprentissage de l'art vocal.


Ambitieux pour toujours mieux vous servir :

Corpsyphonie continuera à communiquer l'actualité de l'art vocal et les dates de concerts, à référencer vos sites de chorales ou de cours de chant, à prodiguer conseils et astuces, à vous donner envie de faire du chant ou du solfège, à faire revivre des chants afin qu'ils ne soient pas oubliés ! ..et répondra toujours avec plaisir, à vos nombreux mails..


BONNE ANNEE 2010

AVEC CORPSYPHONIE

samedi 11 avril 2009

Hommage à un professeur de musique , mort il y a cent ans

Le journal "Les Alpes Pittoresques" rendait ainsi hommage le 1er.janvier 1909 à Jules TARDY décédé le 10 Novembre 1908.

Nous ne lui donnerons que ce titre modeste de professeur de musique. Il y tenait, et sans doute il avait des raisons pour y tenir !

Jules Tardy a professé toujours. De l’école au théâtre, du théâtre au concert, sa carrière n’a été qu’un long professorat.

Jules Tardy est peut-être mort à la peine. Ce n’est pas une raison pour lui en vouloir.

Jules Tardy était né à Grenoble. Il y est mort, mardi 10 novembre, à une heure de l’après midi, à l’âge de 55 ans.

Jules Tardy eut une carrière très remplie. Il fut professeur des écoles communales, directeur de diverses sociétés locales, créateur de cercles d’études musicales, qui, après lui, s’efforcent de vouloir, suivant son propos familier, que l’idéal d’art grenoblois ne se borne pas à l’Alcazar (ancienne salle de spectacles de variétés de la rue Vicat, qui devint un cinéma) Plaisanterie d’artiste sur laquelle nous passons vite !

Jules Tardy n’eut que deux maîtres : son père et lui.

Nous ne parlerons point des leçons de piano distraites, qu’il prit, adolescent, à Grenoble. En mathématiques, de telles leçons s ‘appellent des rudiments. Le meilleur de ses connaissances musicales et surtout de sa sensibilité artiste, nous le trouverons volontiers et plus justement, à coup sûr, dans les conseils, dans les avis expérimentés de son père, de ce violoniste un peu violoneux, soit ! – mais d’un talent et d’une sincérité que son fils garda tels quels.

Le père de Jules Tardy était d’ailleurs quelque peu compositeur, et il serait curieux de retrouver, aux volumes de Julien Tiersot, tels ou tels airs populaires de notre Dauphiné, qu’il réentendit sur son violon, qu’il réapprit aux paysans qui les répétèrent. Les traditions sont ainsi faites. Jules Tardy, après son père, n’eut de professeur que lui-même.

Jules Tardy créa l’Association artistique qu’il dirigea douze ans, ce qui lui permit de se témoigner un chef d’orchestre consciencieux, impeccable, vivant et vibrant, si l’on ose dire, l’œuvre qu’il faisait interpréter. On se souvient malheureusement de ces auditions-là que pour les regretter !

Ce fut la période où le pianiste Planté, le violoniste Rinuccini, le violoncelliste Craner, nous révélèrent, où s’aidèrent à nous révéler, tant de chefs-d’œuvre ignorés par nous à cette époque, de Beethoven, de Mozart, de Haydn, de César Franck, de Berlioz, de Wagner, de Lalo, de Delibes, de Reyer, de Saint-Saëns, de Massenet etc…

La musique étrangère moderne a également bien eu sa place dans ces concerts. L’Association artistique, donc, et en résumé, marqua pour Jules Tardy, une rénovation musicale dont la date, -non point seulement parce qu’elle est ancienne, mais parce qu’elle est décisive par l’effort et l’initiative témoignée est définitivement inscrite aux Annales dauphinoises-

Nous aurions dû dire la bonté généreuse et insouciante de Jules Tardy, sa largeur d’esprit, sa vive compréhension de tout ce qui, en plus de la musique, touchait à l’art, toutes les qualités de cœur et d’intelligence dont ses enfants restent héritiers. Mais, au fait, il n’est pas à les dire.

Toutes les notabilités et toutes les autorités de Grenoble, ainsi que de nombreux amis du défunt, ont assisté aux obsèques de Jules Tardy, qui ont eu lieu jeudi 12 novembre. Le défunt avait désiré qu’on ne déposât sur son cercueil ni fleurs ni couronnes.Tous y ont jeté leurs regrets et souvenirs, en gerbes.


Cette anecdote a été rapportée dans Gratianapolis, Témoignage de Madame veuve Jules Tardy, Lettre du 17 juin 1932 à Louis Bassette.

dimanche 8 février 2009

Halte là, halte là, les montagnards sont là !

Lorsqu'on évoque le nom de Grenoble, on pense immédiatement aux montagnes, mais nous verrons ci-dessous que l'art lyrique y est également présent dans son histoire, et par ce biais, a permis aux montagnes de se rencontrer...

On ne peut pas parler de l’art lyrique grenoblois sans évoquer l’histoire du théâtre municipal.

En effet, sur son emplacement actuel se situait, en 1768, la salle du jeu de Paume où se réunissaient les sportifs dauphinois. C’est à cette époque que nait l’idée de la création d’un théâtre municipal. A l’origine, il s’agissait d’un théâtre dit « à l’italienne », de style rococo, lieu de divertissements, parfois libertins, aux décors somptueux, d’expression théâtrale et musicale.
Peu à peu, au fur et à mesure des travaux, le théâtre ressemblera à une salle de cinéma conventionnelle.

D’illustres personnes fréquentèrent ces lieux:
En 1652 ce fut Jean Baptiste Poquelin dit « Molière » à l’occasion d’un…baptême…,
En 1811, les grenoblois purent applaudir le grand tragédien Talma, élite de la Comédie-Française.
En 1862, Sarah Bernhardt bouleversa les spectateurs dans La dame aux Camélias de l’Abbé Prévost puis dans l’Aiglon de Edmond Rostand en 1902.


La première représentation lyrique à Grenoble.


La première grand œuvre lyrique donnée en cette salle fut le Requiem de Verdi qui marqua ainsi, en 1872, le véritable départ de l’art lyrique de Grenoble.

Les chœurs furent dirigés par Alfred Roland qui fonda le groupe Les Chanteurs Montagnards de Bagnères de Bigorre pour lequel il composera des œuvres originales dont la fameuse et célèbre tyrolienne des Pyrénées: Halte là, halte là, les montagnards sont là !



Alfred Roland est né en 1797. Fonctionnaire des impôts, il est nommé à Bagnères en Bigorre dans les Hautes Pyrénéens en 1832. Musicien compétent et passionné, il est bouleversé par la puissance émotionnelle des voix bagnèraises des chants de métiers. Il démissionne et se voue corps et âme à la musique et aux chanteurs. De ses propres deniers, il crée un conservatoire, 200 choristes le rejoignent. Animé d’une foi hors du commun, il fait construire une diligence spéciale et parcourt l’Europe avec son groupe qui chante pour Louis Philippe, la Reine Victoria, le Tsar... Ils font route vers Rome puis vers Jérusalem…
Il décède à Grenoble, le 16 mars 1874, ses obsèques furent grandioses. D’une rare générosité, ayant donné tous ses biens avant de mourir, il meurt pauvre. C’est l’Orphéon Municipal de Grenoble qui a pris en charge l’entretien de sa tombe à saint Roch et de sa mémoire.


Après le Requiem de Verdi de 1872, l’engouement du public fut réel et l’art lyrique se développa.


En 1895, un grand nombre d’ouvrages romantiques y furent donnés comme Werther de Massenet, Lohengrin de Wagner, Samson et Dalila, Rigoletto…


Deux troupes se constituèrent, l’une se consacra à l’opéra et l’autre plus particulièrement à l’opérette, se qui permit aux artistes lyriques de la région de se produire et de se promouvoir comme Mariette Mazarin, par exemple, qui fut la première voix entendue à la radio aux Etats Unis.